En 5 ans, la dotation Rotary Espoir en tête a franchi le cap des 2,7 millions d’euros. A ce rythme le Rotary constituerait le premier groupe privé de financement de recherche en neuropathologies.
Confrontée à d’importants besoins de financement, la communauté scientifique exprime sa satisfaction devant ce type de mobilisation.
"Le cerveau est la machine fantastique qui nous permet d’avoir conscience de ce qui nous entoure. Cette machine subit malheureusement des pannes plus ou moins importantes, qui vont affecter non seulement notre vie de tous les jours, mais aussi celle de notre entourage. La fréquence des maladies touchant le cerveau augmente avec le vieillissement de la population. Elles représentent une charge considérable pour la société. Il est donc crucial pour la population de se mobiliser afin de soutenir et développer toute action destinée à financer la recherche sur les maladies du cerveau, car ces maladies finiront par nous toucher directement. La recherche sur le cerveau est très coûteuse, car elle nécessite, souvent, des équipements de haute technologie. Trouver des financements via les financements publics est long et difficile. Les subventions « privées » sont donc non seulement nécessaires mais aussi vitales pour permettre aux équipes françaises de développer des projets de recherche de pointe." ► Dr Christophe Bernard, Directeur de l’Equipe Epilepsie, Laboratoire de Neurophysiologie et Neuropsychologie - Faculté de Médecine de Marseille - Projet sélectionné : 146 000 euros pour l’acquisition d’un équipement d’électrophysiologie
"Au cours de ces dernières années, le public est devenu un acteur incontournable de la recherche. Cet intérêt ne se traduit pas uniquement dans le financement, mais également dans la définition de grands axes de recherche par les malades et leurs familles. Un exemple particulièrement frappant est celui des maladies rares qui sont devenues des objets de travaux sous l’impulsion de financements venus de la générosité du public. Autre élément important, la mobilisation du grand public, des médias, et des associations, a changé radicalement les modalités de la collaboration entre les institutions (Inserm, CNRS…) et les citoyens pour le financement de la recherche. L’achat d’appareils de haute technologie dédiés à l’exploration fine du vivant a été rendu possible en maintes occasions par de tels partenariats." ► Dr Antoine Triller, Directeur de Recherche, Ecole Normale Supérieure – Paris - INSERM Projet sélectionné : 200 000 euros pour l’acquisition d’un automate de congélation rapide en haute pression
« La Neuro-CEB, Collection d’échantillons biologiques, a fourni les premières équipes en matériel d’études : deux projets sur la maladie de Parkinson, dont l’un implique un criblage de gène, et un sur la maladie d’Alzheimer… Le rôle essentiel des banques tissulaires a été souligné à maintes reprises. Le rapport du Professeur Joël Ménard au Président de la République y fait explicitement référence et mentionne la nécessité d’accompagner les efforts jusqu’ici privés d’un soutien public : c’est la preuve que notre entreprise commence à être perçue par l’ensemble de la communauté scientifique. Elle doit l’être maintenant par le public : l’aide du Rotary est plus que jamais espéré dans ce sens. Les sentiments qui dominent donc en cette fin d’année sont ceux de l’optimisme et de la gratitude… » ► Pr Charles Duyckaerts - Professeur des Universités Praticien Hospitalier - Laboratoire de Neuropathologie Escourolle - Hôpital de la Pitié - Salpêtrière - Paris - Suvention de 300 000 euros pour l'équipement de la NeuroCeb.
« Si l'on veut absolument venir à bout des grandes pathologies telles que la maladie d'Alzheimer il faut aussi préalablement combler certaines lacunes de nos connaissances concernant le fonctionnement du cerveau normal… Dans ce sens, l'aide du Rotary nous a été indispensable à instituer de nouvelles modalités de partage et d'analyse des données obtenues en imagerie pour l'étude du fonctionnement du cerveau. Ceci est une technique nouvelle, très prometteuse qui génère un volume de données considérable. Leur traitement et interprétation demandent l'intervention de spécialistes en neuroscience mais aussi de physiciens et d'informaticiens. Plutôt que d'expliquer et attendre l'aide de nos tutelles, assez cloisonnées dans leur discipline, nous avons pu trouver rapidement une solution et la mettre en oeuvre pour stocker, communiquer les données et les analyser grâce à l'achat et l'installation d'un serveur de stockage commun à plusieurs instituts. » ► Geneviève Rougon - Institut de Biologie du Développement - CNRS - Marseille Luminy - Subvention de 120 000 euros -